DES OEUFS & DES GRAINES

Patrick Roger / Marie-Laure Viébel Printemps 2026 — Place Saint-Sulpice, Paris

Au printemps 2026, Patrick Roger invite Marie-Laure Viébel à présenter une exposition conçue comme un dialogue sculptural autour de deux matrices originelles : l’œuf et la graine.

L’œuf, volume clos et matriciel (qui contient en puissance la vie), traverse le travail de Patrick Roger. Qu’il soit en chocolat, en aluminium ou en bronze, il devient architecture sous tension. Surface prête à la fissure, il intègre l’accident comme moteur créatif. La matière, parfois périssable, inscrit l’œuvre dans une temporalité vivante.

En regard, Marie-Laure Viébel déploie son travail autour du coco de mer, plus grosse graine du monde, trésor endémique des Seychelles. Découvert flottant sur l’océan Indien dès le XVIe siècle, objet de fascination et de collection, il fut longtemps entouré de mythes avant que son origine ne soit identifiée sur l’île de Praslin, dans la Vallée de Mai, classée au patrimoine mondial par l’UNESCO.

Formée de deux lobes, la graine associe féminin et masculin, humain et végétal. Symbole de fécondité et de dualité, elle évoque le yin et le yang, la vie et la mort. Recouverte d’or — métal dit « chair des dieux », symbole d’immortalité — ou transposée en bronze et en verre, elle devient « Graine de Vie ».

La dorure (application de feuilles d’or sur une surface préparée) n’est pas simple ornement. Elle opère une transfiguration : elle fait entrer la matière dans le registre du sacré, à l’image des icônes ou des sarcophages antiques. Le geste, répété avec lenteur et précision, s’inscrit dans une logique de rituel (pratique codifiée qui relie technique et symbolique) et de transmission.

L’exposition met en tension deux approches complémentaires :

– chez Patrick Roger, la métamorphose, l’instabilité, la fissure ;
– chez Marie-Laure Viébel, la permanence, la mémoire du geste, la sacralisation de la forme.

« Des Œufs et des Graines » interroge la naissance, le seuil, l’enveloppe protectrice.
Elle affirme que la forme originelle n’est pas un simple symbole.
Elle est structure.
Elle est passage.
Elle est commencement.

FRONT CONTRE FRONT, ENSEMBLE.

Marie-Laure Viébel Printemps 2024-2025 — Place Saint-Germain-des-Prés , Paris

A l'automne 2024,Marie-Laure Viébel présente ...

Deux furculas géants ou « os de vœux » en bronze de 3 mètres s’affrontent et forment un arc :

un Arc d’Espérance.

A travers cette œuvre, elle revisite « l’os de vœu » une tradition ancienne remontant à la période étrusque, 900 ans avant notre ère. Au cours de rituels divinatoires, les étrusques utilisaient la poule et le coq pour interpréter la volonté des Dieux.

C’est pour sa forme singulière apparentée à l’entrejambe féminin que le furcula (ou bréchet) était précieusement conservé. La tradition de briser l’os n’existait pas alors : il fallait le garder entier sinon les pouvoirs disparaissaient. Ce sont les Romains qui firent évoluer la tradition : « Il y avait trop peu d’os sacrés et trop d’amateurs de bonnes grâces. » Ils eurent donc l’idée de briser l’os en deux parties. Les conquêtes romaines permirent à cette tradition de se répandre de pays en pays, bien au-delà du bassin méditerranéen. Plus tard, les européens emporteront dans leurs malles cette superstition jusqu’en Amérique.

La sculpture a été exposée au public pour la première fois au coeur de la capitale, place St-Germain-des-Prés, en face de l’église, de juillet à septembre 2024. Inaugurée dans le cadre des Jeux Olympiques de 2024 à, elle a eu le privilège  d'obtenir le label « Olympiade culturelle ».

Châtel Guyon, Sept.2024- Mai 2025

C’est dans les ateliers de la fonderie FONDERIE ART FUSIONS installée au coeur de l’auvergne à quelques kilomètres de châtel guyon que la sculpture a été fabriquée par des artisans français.
Ainsi devant le grand théâtre de cette ville reconnue pour son architecture thermale, la sculpture a rendu hommage au travail de ces artisans au service d’artistes venus du monde entier. 

Béziers, ville d’Art et d’Histoire

La politique culturelle de Béziers, une des plus anciennes villes de France, est fortement marquée par son statut de Ville d’Art et d’Histoire. Cette distinction encourage la mise en œuvre de projets culturels.
L’installation de « Front contre front, Ensemble » place Gabriel Péri, face à l’hôtel de ville, participe à l’animation de la ville durant la période touristique estivale 2025.